Interview de Magali, Responsable Qualité Sécurité Environnement en alternance au CESI de Rouen

Picto interview

Deuxième prix des Entrepreneuriales

Magali, alternante dans le domaine Qualité Sécurité Environnement au CESI, a participé aux Entrepreneuriales de Normandie et a remporté le deuxième prix. Elle nous dit tout sur son parcours et son expérience suite à sa participation à l’événement.

Le CESI : Magali, peux-tu nous parler de toi en quelques mots ?
Magali : Je possédais une formation d’électricienne qui m’a peu à peu conduite vers le domaine de la sécurité au travail. C’est donc tout naturellement que je me suis orientée vers une formation en alternance dans ce domaine. J’ai effectué une année en « Spécialisation Qualité Sécurité Environnement » au CESI, afin d’obtenir un titre de niveau III. J’ai ensuite décidé de continuer sur le titre de niveau II « Responsable Qualité Sécurité Environnement ». Je terminerai cette formation en 2018.

L. C. : Comment t’est venue l’idée de participer aux entrepreneuriales ?
M. : Chaque apprenant du CESI a reçu un mail nous mentionnant le programme « Entrepreneuriales » et de quoi il s’agissait. Je me suis rapprochée de ma pilote de formation afin d’échanger avec elle à ce sujet, et j’ai trouvé le projet très intéressant. De plus, j’ai été poussée par certaines connaissances à participer au projet, pour tout ce que cela pouvait m’apporter. J’ai donc décidé d’y participer.

L. C. : Peux-tu nous parler des entrepreneuriales avec tes propres mots ?
M. : Les Entrepreneuriales, c’est un programme de création d’entreprise à destination des étudiants. Ce programme dure environ 4 mois et se divise en plusieurs points. Nous avons commencé par une grande réunion avec tous les participants, puis une sorte de « speed-dating » ou les étudiants choisissaient leur groupe en fonction des projets proposés (sorte d’entretien d’embauche). Ensuite, tous les jeudis soirs, pendant 3 mois nous avons eu 2h de formation sur la création d’un business plan. Des professionnels nous ont tutoré sur nos projets, afin de nous orienter et nous permettre de ne pas faire de hors-sujet. Le but des Entrepreneuriales est de nous permettre de créer une vraie entreprise, viable et fonctionnelle.

L. C. : Suite au « Speed-dating » de projets, tu as donc choisi une équipe avec laquelle tu as travaillé pendant 4 mois. Peux-tu nous parler du projet que vous avez choisi ?
M. : Notre projet était la création de bandelettes permettant de détecter des bactéries dans le lait entamé, afin de déterminer si celui-ci est périmé ou non, tant sur le plan de la santé, que sur le développement durable (en évitant le surplus de déchets). La suite de notre projet était de développer toute une gamme de bandelettes pour tout type de consommables tels que les jus de fruits, la viande,… Nous avions aussi pour idée de rendre les bandelettes biodégradables.

Notre projet est réalisable, tant sur le plan du business plan, que sur la partie technologique. Mais nous n’avons pas souhaité aller au-delà de l’expérience Entrepreneuriales pour le mettre en place, à cause du manque de temps et du budget.

Nous avons dû effectuer toutes les démarches relatives à la création d’entreprises, telle que la définition des besoins pour l’entreprise en fourniture, locaux, véhicules professionnels, mais également sur les divers besoins et obligations liés à la fabrication du produit.
Nous avons, d’ailleurs fait une étude de marché, sous forme de questionnaire, que nous avons fait diffuser par mail à des Ecoles, au CESI, et sur les réseaux sociaux, ce qui nous a permis d’obtenir plus de 320 réponses ! 

Notre entreprise est une SARL du nom de Detect’in Food.

Nous avons été un peu plus loin dans la création de notre entreprise, puisque nous avons même fourni une ébauche du packaging de notre produit.

L. C. : Est-ce que cela n’a pas été trop compliqué de vous engager sur un projet scientifique ?
M. : Pas tant que ça. En effet, dans notre groupe nous étions assez complémentaires : 2 ingénieurs en biologie pour la partie développement des bandelettes, 2 personnes plutôt accès sur la compta (ce qui nous a été bien utile pour le business plan) et moi sur la partie qualité sécurité environnement (analyse des risques avec la méthode AMDEC, l’esprit biodégradable, …) et RH.

Pour nous appuyer sur toutes nos démarches (à la fois scientifiques, mais également comptables, …), nous avons rencontrés des spécialistes, des juristes,… qui nous ont apportés des aides sur les brevets, les tarifs, les statuts d’entreprises …

L. C. : Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer lors de ce projet ?
M. : Honnêtement, trouver du temps pour travailler sur le projet a été difficile, car chaque membre de l’équipe étant en étude, il a fallu faire avec les emplois du temps de chacun. Nous avons eu parfois quelques incompatibilités de caractères, mais nous avons toujours su trouver des solutions afin d’aller jusqu’au bout de ce projet. Contrairement à moi, certaines personnes étaient obligées de participer aux entrepreneuriales dans le cadre de leurs études, ce qui a permis de les maintenir motivées.
L’autre difficulté que je vois, n’est pas tellement « humaine », mais technique. En effet, nous avons eu beaucoup de mal à cerner la clientèle de notre produit et les canaux de distribution à choisir (grandes surfaces, magasins bios, pharmacies, …).

L. C. : Après le jury qui a eu lieu en Mars, une remise de prix a eu lieu à l’IUT de Saint-Etienne-du-Rouvray. Ton équipe a fini deuxième des Entrepreneuriales, tu dois être très satisfaite par ce résultat ?
M. : Nous avons été très contents de terminer deuxième pour deux raisons : 1- Cela a permis de récompenser notre travail et 2-Les vainqueurs vont devoir présenter leur projet à Paris pour le concours national, et nous ne nous en sentions pas capable.

L. C. : Pour terminer cet entretien, peux-tu nous dire ce que les Entrepreneuriales t’ont apportées ?
M. : Ce programme m’aura permis d’apprendre à savoir faire un business plan et à connaître les étapes d’une création d’entreprise.

Cette expérience m’a donné l’envie de créer une ONG, qui permettra de donner des soins aux réfugiés qui en ont besoin en France ou en Europe (cela reste encore à définir). Je suis en train de travailler sur ce projet avec une amie, un médecin et quelques autres personnes.
Nous sommes encore en phase de recherche et d’analyse, mais j’espère pouvoir mener à bien ce projet d’ici 1 an / 1 an et demi, et qui sait, travailler à plein temps dans cette organisation.

L. C. : Que de beaux projets. Nous te souhaitons en tout cas beaucoup de réussite pour le reste de ta formation au sein du CESI, mais également dans la création de cette ONG qui semble te tenir à cœur.

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